Apprendre au chiot à être propre

Apprendre au chiot à être propre

L’apprentissage de la propreté est l’une des premières préoccupations des maîtres lorsqu’ils adoptent un chiot. Et s’il s’agit d’un ordre de base, il n’est pas toujours si facile que cela d’apprendre la propreté à son chien.

Comment s’y prendre ? Que ne faut-il surtout pas faire ? Docteur vétérinaire et journaliste, Laetitia Barlerinnous livre de précieux conseils:

C’est une des bases de l’éducation canine, pourtant les résultats tardent souvent à venir. Voici quelques trucs et astuces et les erreurs à éviter lorsque l’on apprend à son chien à faire ses besoins dehors.

Dès son arrivée

Plus votre chiot sera à l’aise à l’extérieur, plus vite il apprendra. Afin de favoriser sa socialisation, n’attendez pas la fin de ses vaccins pour le sortir. Débutez donc l’apprentissage dès son arrivée à la maison, c’est-à-dire dès 2 mois. Ainsi à 4 mois, il peut être parfaitement propre.

Mais prenez votre mal en patience : les « accidents » à la maison sont normaux chez le chiot car il n’est physiologiquement pas capable de se retenir longtemps (pas plus de 4 heures à 4 mois). Adulte, si l’apprentissage de la propreté a bien été mené, il pourra se retenir 10 à 12 heures d’affilée.

Ce qu’il ne faut pas faire

Très pratique, la technique du journal ou – sa variante – la serpillière a des effets immédiats (le chiot adopte vite ce substrat) mais elle compromet l’apprentissage de la propreté ! Dans la rue, le jeune se retient, attend de rentrer pour se soulager et il est difficile de lui faire changer ses habitudes.

Autre erreur classique, lui mettre le nez dans son urine n’a pas de valeur punitive pour le chiot: les canidés ne communiquent-ils pas entre eux par le biais des urines qu’ils reniflent ? Par ailleurs, le chiot est incapable de comprendre la sanction si elle a lieu après le « délit » : punir a posteriori ne peut que le rendre anxieux et retarder son éducation.

La bonne manière

Ne comptez pas votre temps et sortez-le souvent dans la journée et surtout aux moments où il a particulièrement envie de se soulager : après un repas, une partie de jeux ou au réveil.

Emmenez-le toujours dans le même endroit calme où il retrouvera des repères olfactifs. Dès qu’il s’accroupit, prononcez le « mot magique », qui deviendra pour lui un stimulus oral (« fais », « pipi »…). Félicitez-le quand il a fini par des caresses et des paroles joyeuses et… ne rentrez pas immédiatement sinon le chiot associe ses besoins dans la rue à la fin de la promenade.

A la maison, s’il tourne sur lui en flairant le sol, interrompez-le par un « non » énergique avant de l’emmener dans un endroit approprié. Récompensez-le quand il fait car en matière d’éducation, les caresses sont beaucoup plus efficaces que la punition !

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