Melanotaenia praecox (Dwarf Rainbow)

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Catégorie Melanotaeniidés
Taille 6 cm
Zone de vie Milieu/Surface
Volume minimum 150 litres
Individus minimum 2 individus
Température 20 à 25 °c
PH 6.5 à 8.0
GH 10 à 20 °d

Un néon arc-en-ciel qui anime l’aquarium

Espèce menacée dans son milieu naturel, le Melanotaenia praecox ou Néon arc-en-ciel est originaire de la rivière Irian Jaya en Indonésie. Ce poisson d’aquarium possède un corps étonnement arqué et comprimé vis à vis de sa petitesse. Il est malheureusement placé sur la liste rouge des espèces menacées depuis de nombreuses années.

Pour l’aquariophilie, ce Melanotaenia est relativement bien représenté et connaît un franc succès dans les bacs au biotope Australo-guinéen. On trouve des individus commercialisés assez régulièrement dans les animaleries où ils sont tous issus de fermes d’élevage.

Ses couleurs bleues électriques, sa nage en banc serré où s’instaure une hiérarchie et son dynamisme explique cette bonne représentation aquariophilie. Cette espèce plaît et on peut passer des heures à observer leur comportement.

Une maintenance dans un bac spacieux avec une eau dure

Le Melanotaenia praecox aime les eaux dures et nul doute que l’eau de conduite sans adjonction d’eau osmosée ou de pluie lui conviendra parfaitement. Ce poisson accepte également un large panel de température mais il faudra veiller à ce qu’elle ne dépasse pas les 28 °c ou alors que sur une bref période. Il aime les eaux claires, bien brassées. Il ne faut donc pas hésiter à prévoir un bon système de filtration.

Les mâles ont la réputation d’être querelleur en intraspécifique avec les autres mâles. C’est pour cette raison que le groupe de praecox doit être suffisamment important avec un ratio idéal d’un mâle pour une femelle. Ce dernier peut également harceler les femelles pour la reproduction, il est donc important de respecter ce ratio et prévoir quelques cachettes à l’aide de plantes pour que ces dernières puissent de temps à autres se substituer à la cour d’un mâle entreprenant. En ce qui concerne la cohabitation, il faut éviter les espèces de poissons qui partagent la même zone de l’aquarium et qui sont de taille inférieure à 3 voir 4 centimètres. La vivacité du Melanotaenia praecox et ses courses parfois impressionnantes peuvent les stresser. Le barbus cerise ou bien encore le Pseudomugil gertrudae sont par contre ses compagnons idéaux. Un bac d’un volume de 120 à 150 litres avec au moins 1 mètre en façade est un minimum pour pouvoir maintenir un groupe d’une demi douzaine d’individus.

Au niveau de son alimentation, cette espèce n’est vraiment pas compliquée et regardante. Omnivore à tendance plus carnivore, le Melanotaenia praecox se satisfait des nourritures industrielles vendues dans le commerce. Il faudra lui apporter des compléments avec de la nourriture carnée qu’elle soit congelée ou vivante comme des artémias ou des vers de vase. Il ira également grignoter quelques algues de l’aquarium pour compléter son régime alimentaire.

En résumé, cette espèce de Melanotaeniidé est facile à maintenir et peut tout à fait être conseillée à un aquariophile débutant.

Reproduction, dimorphisme sexuel et élevage des alevins

Le dimorphisme sexuel, à savoir les différences visibles entre mâles et femelles Melanotaenia praecox est relativement simple à établir. Le mâle a un corps beaucoup plus arqué et des nageoires rouges. Il arbore également un liseré jaune orangé durant les périodes d’excitations et d’accouplement. La femelle quant à elle, a des formes beaucoup plus longitudinales et ses nageoires sont jaunes.

Le frai a lieu généralement le matin au moment où les néons sont allumés. Des courses poursuites suivies de danses frénétiques sont alors observées. Les œufs, sitôt fécondés, sont déposés à diverses endroits et hauteurs du bac. Ils peuvent très bien se retrouver à même le sable, au dos d’une feuille qu’à la surface dans les ramifications d’une Riccia flottante. Minuscules, ils sont très difficiles à repérer surtout qu’ils doivent impérativement être isolés de toute prédation. L’éclosion intervient au bout de 10 à quinze à jours ce qui est nettement supérieur à la moyenne du temps d’incubation que la plupart des autres espèces de poissons d’aquarium. Les alevins sont à l’image des œufs, à savoir très petits et ne ressemblent absolument pas à leurs parents. Ils doivent être nourris à l’aide d’infusoire ou alors, si on n’en a pas à disposition, de la nourriture pour alevin du commerce mais réduit en farine.

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